hémopathies malignes B

Définir de nouvelles perspectives dans les hémopathies malignes B

Les hémopathies malignes B regroupent une grande diversité de pathologies incluant la plupart des lymphomes non-hodgkiniens (LNH), certaines leucémies et myélomes. Elles comprennent par exemple : la leucémie lymphoïde chronique, le lymphome folliculaire, le lymphome du manteau et lymphome diffus à grandes cellules B1.
Dans le monde, 85 % de l’ensemble des lymphomes non hodgkiniens sont des hémopathies malignes B.2

Les hémopathies malignes B sont divisées en 2 grandes catégories3,4 :

Indolentes
Les hémopathies malignes indolentes, comme le lymphome folliculaire, le lymphome lymphocytaire à petites cellules et le lymphome de la zone marginale, sont caractérisées par une croissance lente et une bonne réponse initiale aux traitements, suivie par des phases de progression et de rechute de la maladie.3,4

Agressives

Les lymphomes agressifs, comme le lymphome diffus à grandes cellules B, le lymphome du manteau et le lymphome de Burkitt, sont caractérisés par une croissance rapide et une faible réponse initiale aux traitements avec une survie globale faible.3,4

Développement des cellules B

Les cellules B passent par de multiples étapes de développement au cours de leur cycle de vie. Il existe différents stades de cellules B normales. De la même façon, il existe différentes types de cellules malignes B. Chaque type d’hémopathie maligne B peut être lié à un stade spécifique du développement des cellules B normales.5-7

La diversité des hémopathies malignes B représentée ici repose sur les stades de différenciation des cellules B normales, mais le moment exact auquel ces cellules B deviennent malignes n’est pas simple à définir.5,6

Oncogenèse des cellules B

Les interactions entre le microenvironnement et les cellules B malignes sont comparables à celles des cellules B normales. Ces interactions jouent un rôle majeur dans le homing, l’adhésion et la migration des cellules B, via l’activation de voies de signalisation intracellulaires.8,9

Liste des abréviations
BCR = récepteur des cellules B
BTK = Tyrosine Kinase de Bruton
CXCR4/5 = récepteur aux chimiokines C-X-C de type 4/ récepteur aux chimiokines C-X-C de type 5
DAG = diacylglycérol
FDC = cellule dendritique folliculaire
IP3 = inositol triphosphate.
MSC = cellule stromale mésenchymateuse
NFκB = nuclear factor kappa-lightchain-enhancer of activated B cells
PKCβ = protéine kinase C beta
PLCγ2 = phospholipase C gamma 2
PIP3 = phosphatidylinositol-3,4,5-triphosphate
PI3K = phosphatidylinositide 3-kinase
TLR = récepteur de type Toll

 

Références :

1. National comprehensive Cancer Network. Non-hodgkin’s Lymphomas. Version1.2014.
2. Mitchell M et al. A multisource approach to improving epidemiologic estimates : application to global B-cell malignancies. 2012;2012:129713.
3. HAS. Guide ALD. Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique. Lymphomes non hodgkiniens de l’adulte. Mars 2012.
4. Guerard EJ, Bishop MR. Overview of non-Hodgkin's lymphoma.Dis Mon. 2012;58(4):208-18.
5. Shaffer AL 3rd, Young RM, Staudt LM. Pathogenesis of human B cell lymphomas. Annu Rev Immunol. 2012;30:565-610.
6. Küppers R. Mechanisms of B-cell lymphoma pathogenesis. Nat Rev Cancer. 2005;5:251-262.
7. Murphy K et al. Janeway's Immunobiology. 7th ed. New York. NY:Garland Science;2008.
8. Burger JA et al. The microenvironment in mature B-cell malignancies: a target for new treatment strategies. Blood. 2009;114:3367-3375
9. de Gorter DJJ, Beuling EA, Kersseboom R, et al. Bruton’s tyrosine kinase and phospholipase Cγ2 mediate chemokinecontrolled B cell migration and homing. Immunity. 2007;26:93-104.
10. Buggy JJ, Elias L. Bruton tyrosine kinase (BTK) and its role in B-cell malignancy. Int Rev Immunol. 2012:31:119- 132.
11.Wiestner A. Emerging role of kinase-targeted strategies in chronic lymphocytic leukemia. Blood. 2012;120:4684-4691.
12. Liu X, Zhan Z, Li D, et al. Intracellular MHC class II molecules promote TLR-triggered innate immune responses by maintaining activation of the kinase Btk. Nat Immunol. 2011;12(5):416-24.
13. Treon SP, Hunter ZR. A new era for Waldenstrom macroglobulinemia: MYD88 L265P. Blood. 2013;121(22):4434-6.
14. Kil LP, de Bruijn MJ, van Hulst JA, et al. Bruton’s tyrosine kinase mediated signaling enhances leukemogenesis in a mouse model for chronic lymphocytic leukemia. Am J Blood Res. 2013;3:71-83.
15. Pighi C, Gu T-L, Dalai I, et al. Phospho-proteomic analysis of mantle cell lymphoma cells suggests a pro-survival role of B-cell receptor signaling. Cell Oncol (Dordr). 2011; 34:141-153.